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13/2/2005

Aujourd’hui j’ai mis ma Navitimer !

Classé dans: — l'accro du tic tac @ 8:38 pm

Ce matin, en me demandant quelle montre j’allais mettre pour affronter ce dimanche qui s’annonçait perturbé (neige, vent, brouillard…) je suis tombé en arrêt sur ma Breitling Navitimer “tout court".

Breitling Navitimer Réf: A23322 (2004)

Je me suis dit :"Tiens, ça fait longtemps que tu ne l’as pas mise, c’est le bon jour".

Comme elle était arrêtée, j’ai du la remettre à la bonne date. Las, elle indiquait le 16. Avec cette version de la Navitimer, équipée du ETA/Valjoux 7753, appelé après sa finition chez Kelek Breitling 23, la disposition tricompax (3, 6, 9) que j’adore a au passage fait perdre le système de mise à la date rapide.
Petit inconvénient me direz vous. Certes, il y a pire. Mais c’est quand même super chiant et long pour passer du 16 au 13 puisqu’il faut passer 28 fois minuit.
Si l’on applique la méthode tour de cadrans, ça en fait 28 * 2 = 56 ! C’est très long.
Si l’on applique la méthode je recule jusqu’à 8h (20h) environ, puis j’avance jusqu’à 1h environ et je recommence, c’est un peu plus rapide, mais bon, ça ne vaut pas un “quick set".
Au passage, cette méthode, pourtant préconisée par Breitling m’a perturbé au début. En effet, je m’étais toujours laissé dire que reculer l’heure dans la zone 20h – 4h faisait courir un risque de déréglage du mécanisme de changement de date.
Ca doit dépendre des mouvements alors, puisque su celui-ci, c’est possible et même normal.
Je me suis quand même résolu à la laisser tourner sur le remonte montre pour ne pas avoir à recommencer trop souvent.
Quand je pense au mois de février et ses 28 jours… j’en suis fatigué d’avance.
Mais, car il y a un mais, une fois la montre réglée et passée à mon poignet, quel pied !
D’ailleurs, un instant, je me suis dit “je vais attendre le 16 pour la remettre, tant pis, c’est dans 3 jours seulement", puis rapidement, je me suis ravisé :"non, elle est trop belle, je veux la mettre aujourd’hui". Une sorte de CHI économique, sur une montre que j’ai déjà.

Cette Navitimer est une telle réussite esthétique que cette séance de 5 minutes de réglage est oubliée.
La mienne est récente et date de 2004. Néanmoins, entre autres grâce à cette disposition tricompax qui fait perdre le quick set du 7750, c’est l’une de celles qui se rapproche le plus au niveau dessin de l’originale des années 50. Il y a eu des versions “Heritage” qui tentaient de reprendre l’esprit de l’originale, mais on devait alors, d’une part se contenter d’un mouvement modulaire ETA289x + plateau Dubois-Depraz, mais également de quelques surcharges au niveau du cadran, comme cette étrange idée d’avoir surligné le guichet d’une indication “DATE".
La lignée Navitimer est longue, et à l’occasion de la sortie de ce modèle, en 2003 et qui est clairement dans l’esprit du marketing Breitling une réinterprétation moderne de l’original, le Chronolog (catalogue Breitling) retrace les époques et les versions successives de la Navi’.

L’original me direz vous n’avait pas de date, donc pas d’ennui de cet ordre. Oui, certes, mais la date, c’est quand même la complication dont je me sers le plus, soit environ 20 fois par jour.
Sinon, la disposition des compteurs, blancs nervurés sur le cadran noir, les petites aiguilles noires qui contrastent si bien avec, les multiples et pourtant lisibles marquages de la règle à calcul, le tour de la lunette crénelé, le rehaut blanc si finement marqué, le tachymètre, la petite flèche rouge au bout de la trotteuse du chrono, ses poussoirs proéminents, sa grande couronne, sont verre bombé sans reflets… tous ces petits trucs font de cette montre un régal pour les yeux.

Bref, ce dimanche fut particulièrement joyeux grâce à ma délicieuse Navitimer.

Amitiés,

Bruno

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